International · 2 octobre 2026
Guinée-Bissau : les militaires s'opposent au retour de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló

L'ex-chef de l'État voulait rentrer le 4 octobre pour relancer sa candidature à la présidentielle du 6 décembre. Le haut commandement militaire invoque la sécurité nationale et l'ordre public.
L'ancien président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, ne pourra pas rentrer dans son pays à la date prévue. Il avait annoncé son retour pour le 4 octobre afin de relancer sa candidature à l'élection présidentielle du 6 décembre.
Dans un communiqué publié le jeudi 1er octobre à Bissau, le Haut commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l'ordre public affirme qu'aucune condition de sécurité ne permet de garantir ce retour. Les militaires invoquent la sécurité nationale, le maintien de l'ordre public et la prévention de toute situation susceptible de compromettre la stabilité du pays.
Ils appellent la population et la communauté internationale « au calme et à la coopération ». Les manifestations et rassemblements politiques restent par ailleurs interdits pendant la transition.
Après le coup d'État de novembre 2025, plusieurs observateurs avaient évoqué un possible arrangement entre l'ancien pouvoir et les militaires, une hypothèse jamais confirmée. La nomination au poste de Premier ministre de transition d'Ilídio Vieira Té, ancien ministre des Finances et ancien directeur de campagne d'Embaló, avait alimenté ces interrogations.
Depuis, la situation a beaucoup évolué. Une nouvelle Constitution a été adoptée le 30 août 2026. Elle impose notamment aux candidats à la présidentielle une condition de cinq années de résidence continue dans le pays, ce qui pourrait compliquer la candidature de l'ancien chef de l'État, et renforce considérablement les pouvoirs du futur président.
Ilídio Vieira Té a, de son côté, créé sa propre formation, le Parti populaire guinéen (PPG), et n'exclut pas de se présenter. L'ancien directeur de campagne d'Embaló occupe ainsi une place centrale dans la transition.
Source : i-Sahel.



